Rock en Seine 2016 : Flashback jour 1 (Samedi 27 août)

Publié le par Eva Pigeon

Ça en devient presque une habitude, je suis retournée à Rock en Seine cette année pour la troisième fois, après une visite des éditions 2013 et 2015 du festival.

J'ai manqué le vendredi et surtout, à mon grand damn, le tout dernier concert des Last Shadow Puppets que je n'ai donc malheureusement toujours pas vus en live. Je suis néanmoins tombée sur de délicieuses vidéos d'Alex se dandinant tout en baragouinant les paroles des Cactus de Dutronc ; l'absurdité de ce groupe fait toujours mon plaisir.

Rock en Seine 2016 : Flashback jour 1 (Samedi 27 août)

Mais si l'on en revient aux concerts que j'ai effectivement vus, voici mon récit de ma journée du samedi 27 août, deuxième jour donc de Rock en Seine 2016.

Casseurs Flowters

Arrivée à la cool vers 17h, le temps de rentrer, la première scène que je visite est celle de La Cascade où beaucoup de monde est venu assister au concert des Casseurs Flowteurs. Les chansons de leur album s'enchaînent, les interactions pour garder le public dans l'ambiance aussi. Malgré mon affection pour leur série Bloqués, le très joli clip de leur single "Inachevés", malgré certaines punchlines tout de même très bien vues et même mon affection pour Orelsan à la sortie du Chant des Sirènes en 2011, j'ai pourtant du mal à adhérer. Mes buddies du samedi étant globalement du même avis, nous ne nous attardons pas beaucoup.

Grand Blanc

Direction donc la Scène de l'Industrie, un peu en avance pour le concert de Grand Blanc. J'avais déjà pu les voir une fois sur scène, en première partie de La Femme à Tourcoing il y a quelques mois, en connaissant leur nom mais sans avoir vraiment écouté leurs morceaux. Le set m'avait plutôt plu, et j'étais contente d'avoir l'occasion de les retrouver dans une ambiance différente de celle d'une petite salle. J'avais d'ailleurs eu un avant-goût de leur venue grâce au DJ set organisé dans le wagon-bar d'un TGV dans lequel je me trouvais fortuitement la veille en allant à Paris !

Grand Blanc donc, qui arrivent sur scène à 18h50 pour nous faire véritablement démarrer la soirée. Petit problème dans le réglage des basses, que le groupe utilise très franchement dès l'introduction de son concert, mais rien d'assez perturbant pour m'empêcher d'apprécier le reste : entre synthés tristes et guitares nerveuses, les voix graves et aiguës qui s'harmonisent, ils nous font passer un très bon moment. L'influence d'artistes comme La Femme ou Lescop se fait sentir, mais le son de Grand Blanc est plus brut, plus urgent. Les bombes à eau prévues pour "Surprise Party" sont les bienvenues compte tenu de la chaleur de cette fin d'été, et des chansons comme "Degré Zéro", au refrain captivant, confirment l'idée que ces quatre me plaisent un peu plus à chaque écoute.

La Femme

Jamais 3 sans 4, une fois Grand Blanc sortis, je retourne voir La Femme à la Cascade. Oui, encore, parce qu'on ne se lasse pas de leur présence scénique, ni de leurs chansons, ni de leurs tenues et coupes de cheveux jamais identiques. Surtout, si j'avais déjà entendu certaines de leurs nouvelles chansons en mars dernier - avec Grand Blanc en première partie donc, tout s'arrange si bien - elles étaient d'après eux encore en version test, et surtout, c'était toujours de quoi patienter avant la sortie de leur deuxième album !

"Sphynx" ouvre la danse (littéralement), et le groupe laisse tout au long du concert une belle place aux nouveaux morceaux, de "Mycose" à "Où Va Le Monde ?", confirmant le bon pressentiment que j'en avais jusqu'ici. Une fois encore, le wtf côtoie le fun et le talent dans une diversité réjouissante des influences. Quelques indispensables de Psycho Tropical Berlin comme "Nous Étions Deux" font bien sûr partie de la setlist, et ce n'est pas la bonne ambiance qui règne qui va me faire penser que je finirai par me lasser de ce groupe. Je ne me lasse pas de ce groupe, j'ai acheté Mystère la première semaine de septembre, et je compte bien vous en reparler ici bientôt.

Jamais trop, j'ai dit !

Sigur Rós

Petite pause dans ma lancée, je m'assois quelques temps pour manger, à proximité de la scène de la Cascade toujours, où je suis de loin le concert de Sigur Rós. J'avais acheté il y a quelques années un set de deux album de ce groupe Islandais, Ágætis Byrjun et ( ), pour découvrir la musique atmosphérique et particulière du groupe. Malheureusement, je ne profite pas vraiment, depuis l'endroit où je suis assise, de la scénographie travaillée, mais je peux entendre. Peut-être que ce n'est pas le groupe qui a mis le feu à Rock en Seine, mais ce set m'a donné envie de réécouter un peu plus attentivement leurs morceaux.

Bon, la vidéo crache sur la fin, mais au moins on voit les lumières... On ne peut pas tout avoir.

Massive Attack

Il fait déjà nuit et pour mon dernier concert de la journée, j'ai choisi Massive Attack, qui doit arriver sur la Grande Scène à 23h. Je n'ai qu'une connaissance vague du groupe, un combo résumé "Tricky / Générique de Dr House / Il faut que j'écoute leur album Mezzanine". Cette fois je suis bien placée pour voir la scénographie, et elle prend une grande ampleur. Des écrans clignotent parfois jusqu'à ressembler à des stromboscopes géants, tandis que logos de partis politiques, slogans variés relatifs à l'actualité ou phrases énigmatiques en français apparaissent alternativement pour accompagner les musiciens dans un enchaînement assez réussi. Les chanteurs prennent alternativement place au micro, jusqu'à ce que l'on voit apparaitre Tricky, présent sur scène sur la dernière partie d'un live trip-hop entêtant qui conclut ma première journée Rock en Seine 2016.

Spoiler alert : J'y suis retournée le lendemain.

Publié dans Musique, Concerts