Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août

Publié le par Eva Pigeon

Je n'avais pas pu m'y rendre l'année dernière, loupant ainsi les Arctic Monkeys ou encore Mac DeMarco, damn it. Mais j'ai pu passer mes journées de vendredi et dimanche dernier au Domaine National de Saint-Cloud, pour faire le plein de musique et d'énergie avant de reprendre le quotidien de la rentrée ! Je vous raconte tout, voici mon live report pour le premier jour de l'édition 2015 du festival.

Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août
Ghost

Je suis arrivée à la Grande Scène au moment où Ghost entamait sa dernière chanson et remerciait à plusieurs reprises le public d’être venu les voir. Des costumes qui n’ont peut-être pas laissé tout le monde très serein au premier rang, un son assez heavy - qualifié de “hard rock” dans la brochure du festival, mais qui m’a semblé discrètement traversé de pop, et des des mélodies qui m'ont paru bien trouvées, celle de cette dernière chanson comme celles entendues de loin. Je ne suis pas sûre cependant de pouvoir juger ce groupe sur ces cinq minutes de concert. On m’a dit qu’entre les masques de diables des musiciens et le costume de grand prêtre de leur chanteur maquillé, les paroles incluaient des “Stanas” et autres scansions gothiques qui, je pense, ne sont pas forcément à prendre au premier degré.

Le clip d'un single au hasard...

Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août
John Butler Trio

Désigné comme le nouveau groupe de folk à suivre, j’ai ensuite assisté au set de ces trois (surprise !) Australiens chevelus et souriants, visiblement fort contents d’être là. Des sourires de leur batteur aux allures de Thor affublé d’un bonnet aux solos sur la guitare à 11 cordes de leur leader, tout était fait je pense pour ravir leurs fans. Même si je reconnais la maîtrise technique de la guitare et l’énergie dépensée, je n’ai pas vraiment accroché au son du trio, trop country à mon goût.

Benjamin Clementine

Un concert écouté assise dans l’herbe à une certaine distance de la scène, j’ai pu être une nouvelle fois convaincue par la voix de ce chanteur. Accompagné de son piano, d’une batterie et d’un violoncelle, il a enchaîné ses chansons oscillant entre tristesse, colère et mélancolie, lors d’un set qui faisait partie de ces parenthèses plus calmes du festival, mais constituait un moment agréable.

Ce n'était pas à Rock en Seine, mais quand c'est la Blogothèque, je ne peux pas m'en empêcher. Vous me pardonnerez.

Rodrigo y Gabriela

Peu convaincue par le potentiel live d’un duo qui pour moi pouvait être sympa sur une vidéo YouTube peut-être, je me suis laissée entrainer à la Grande Scène pour voir ce que ces deux guitares sèches hispanisantes donnaient vraiment. Pressentiment confirmé, malgré la maitrise des instruments et le petits groupe de spectateurs invités à monter sur scène pour plusieurs morceaux, en ce qui me concerne, c’est surtout l’ennui qui a dominé…

Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août
FFS

Partie avant la fin, je me suis alors dirigée vers la scène de la Cascade pour le live que j’attendais le plus de ce vendredi 28 août : FFS. Complètement enthousiasmée par Franz Ferdinand seuls il y a deux ans, j’ai tenté de m’approcher autant que je le pouvais pour apprécier le show du groupe augmenté du duo américain Sparks. J’avais écouté leur album sorti au printemps, sans une attention très forte c’est vrai, et je l’avais trouvé sympathique, mais pas exceptionnel. Seulement, la dimension que ces messieurs parviennent à donner à leurs morceaux une fois sur scène est incroyable. Ponctué par les rayures oranges sur le pantalon noir d’Alex Kapranos, un épisode à quatre sur un petit clavier ou le déferrement de cravate de la moitié proprette de Sparks pour effectuer une danse désarticulée avant de reprendre sa posture stoïque, le concert fut pour moi le meilleur de la journée. Le set a été entrecoupé des titres les plus anciens et, il faut bien le dire, les plus efficaces en live de Franz Ferdinand : “Do You Wanna”, l’incontournable “Take Me Out”, mais aussi l’une de mes personal favourite, “Michael”. “Tell Everybody To Piss Off Tonight” nous a été adressé comme un au revoir ironique et infatigable, preuve s’il y en avait besoin que dans le cas de FFS, “les collaborations, ça marche”.

Pour le plaisir, je vous laisse le concert en entier, filmé par Culture Box.

Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août
The Offspring

Un peu fatiguée, j’ai ensuite repris le chemin de talus de la Grande Scène pour m’y asseoir sans rester trop loin de l’endroit où jouerait ensuite Kasabian, et écouter vaguement le concert des Offspring qui arrivait. Oui les Offsrping. J’ai vérifié, le groupe sévit depuis une trentaine d’années, et les 50 ans de ses membres de les empêche pas de se faire des teintures platine hérissées ni d’utiliser encore pour logo cette tête de mort enflammée que certains ont pu dessiner au feutre sur leur Eastpack au collège… Des titres globalement tous assez semblables (même si, avouons-le, on a toujours envie de fredonner “Why Don’t You Get A Job”) et, surtout, un groupe qui en fait trop en hurlant au public qu’ils sont des “sexy fucking bastards”.

Rock en Seine 2015, Jour 1 : Vendredi 28 août
Kasabian

Mon dernier concert de la journée était celui d'un groupe que je connais à vrai dire seulement de nom. Les fans du groupe que je connais en sont ressortis euphoriques ; pour ma part, je suppose que Kasabian peut être le genre de groupe que j'aimerais écouter, et je m'en irai découvrir un peu leurs albums. Un concert est toujours un peu moins bien quand on ne connait pas les titres qui sont joués, mais Kasabian a tout envoyé pour faire sauter sur place même les plus novices, et c'est toujours une bonne manière de finir une journée de festival.

Un extrait du dernier album du groupe

La suite demain, si tout va bien !

Publié dans Musique, Concerts

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