La musique en 2017, Pt. I : Les albums des tops

Publié le par Eva Pigeon

Cette année encore, me voici de retour avec mon petit bilan musical des douze derniers mois. Allons-y donc pour 2017 et pour commencer, ce qu'ont dit les tops de la presse spécialisée.

Où je m'accorde bien avec les critiques

Comme d'habitude, j'ai jeté un oeil au bilan qu'avaient fait les journalistes sur des sites comme celui de Pitchfork, de Consequence of Sound ou, en France, des Inrockuptibles, mais aussi sur le toujours bien pratique classement final de albumoftheyear.com.

Parmi les albums de ces tops, certains que j'ai moi-même écoutés m'ont aussi beaucoup plu.

King Krule - The OOZ

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Absent en tant que King Krule depuis 2013, Archy Marshall est enfin revenu en 2017 sous ce pseudonyme avec The OOZ, un album assez différent de son premier Six Feet Beneath The Moon. Si sa voix très caractéristique donne déjà à ses morceaux une particularité, les sonorités ont bien évolué entre ces deux disques. On retrouve dans The OOZ les influences mélangées de rock indie et de hip-hop, mais l'atmosphère toujours sombre est enrichie par des moments jazz. Il m'a fallu plusieurs écoutes mitigées, entre les singles que j'avais beaucoup aimé et le reste des 19 morceaux, pour finalement vraiment apprécier cet album et sa qualité. Au cours du voyage à travers les états d'âme désabusés de King Krule, on finit par se laisser prendre dans les ambiances qu'il crée et qu'il enchaîne sans jamais ressembler à personne d'autre.

Mount Kimbie - Love What Survives

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Un album que j'attendais tout autant que celui de King Krule, d'autant que Mount Kimbie avait très bien réussi sont teasing avec quatre très bons singles choisis en amont de sa sortie. Love What Survives crée une ambiance qui se différencie du précédent album des Anglais, Cold Spring Fault Less Youth, moins dance, un peu plus éthérée. On est happé par chaque morceau comme par une histoire, dont cinq d'entre elles sont aussi contées par la voix d'un invité pas toujours très surprise, puisqu'on retrouve King Krule, déjà présent sur deux morceaux en 2013, et James Blake, notamment sur le superbe "We Go Home Together". Complètement à la hauteur de mes attentes, Love What Survives est pour moi le meilleur album du duo (pour l'instant).

The XX - I See You

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Évidemment, les XX faisaient également partie des retours de 2017. Cinq ans après Coexist, I See You et sa pochette en miroir dépoli où regardent les trois Anglais a plutôt été à la hauteur des attentes. Il est sûr que Coexist avait été un prédécesseur difficile à sortir dans la foulée de l'énorme succès du groupe, et même s'il m'avait plu et que j'y avais trouvé une ambiance un peu différente de XX, il manquait pour moi un peu de contraste par-rapport à leur premier album. Avec ce troisième au moins, le groupe a pris le temps de repenser leur son et d'injecter dans leurs morceaux quelques nouveaux éléments. L'influence de Jamie XX se sent évidemment beaucoup sur des titres comme le superbe "On Hold", mais l'attaque franche que constitue "Dangerous" est aussi un autre exemple de belle surprise. Les plus doux "Say Something Loving" ou "I Dare You" suivent plus la continuité éthérée et romantique du groupe et répondent très bien aux morceaux plus groovy d'un album cohérent sans être trop uniforme.

LCD Soundsystem - American Dream

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Absents longtemps eux aussi, LCD Soundsystem sont finalement revenus en 2017 malgré l'annonce de leur séparation en 2011. Moins connaisseuse du groupe que des précédents, j'ai voulu écouter American Dream suite à la belle liste de critiques positives qu'il avait reçu à sa sortie. Je connaissais de LCD Soundsystem quelques bons titres comme "New York, I Love You But You're Bringing Me Down" ou "Dance Yrself Clean"; leur dance punk assez reconnaissable est toujours présente sur ce nouvel album qui traite de thèmes certes rarement gais, en gardant pourtant une sorte d'aura de fun et de vivacité. Je n'ai pour autant pas vraiment eu de coup de coeur pour des titres en particulier, qui m'auraient menés à écouter encore l'album par la suite et à vraiment de me l'approprier.

Au top de la critique

Au top 3 cette année, trois artistes aux styles bien différents : Kendrick Lamar, Lorde et Mount Eerie. 

Complètement encensé par la majorité de la critique et des amateurs du genre, DAMN. de Kendrick Lamar est son quatrième album studio. Avec tout le bruit positif qui avait entouré sa sortie, j'ai écouté une ou deux fois les 14 titres d'un album effectivement bien réalisé. Encore une fois, c'est sans être une grosse consommatrice de hip hop que je parle de Kendrick et que je ne m'étends pas outre mesure, d'autant que comme pour le précédent To Pimp A Butterfly (en 2015), il me semble que ses qualités de parolier font beaucoup - et je n'ai pas vraiment pris le temps d'analyser ses paroles.

 

 

Le deuxième album de Lorde était aussi très attendu, car depuis son premier et très successful Pure Heroin en 2013, on n'avait que peu entendu parler de cette très jeune artiste. Beau succès pour son retour avec Melodrama, que je n'ai pas (encore ?) pris le temps d'écouter, malgré les nombreux tweets de quelques personnes que je suis sur Twitter...

Idem pour Mount Eerie, dont je n'ai pas écouté l'album A Crow Looked At Me, numéro 3 sur albumoftheyear.

Publié dans Musique, Best of the year

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