Ma musique en 2013, un complément (2/2)

Publié le par Eva Pigeon

(Cet article est la suite de celui-ci)

Credits : Michael Ochs Archives/Getty Images, Candice Lawler/Retna Pictures, Samuel Kirszenbaum, Steve Schapiro/Corbis

Credits : Michael Ochs Archives/Getty Images, Candice Lawler/Retna Pictures, Samuel Kirszenbaum, Steve Schapiro/Corbis

La musique de la France

Chez les groupes français qui s'exportent, on a bien sûr Phoenix, qui ne s'est que moyennement imposé dans les classements de 2013. Pourtant, Bankrupt! est mon album préféré du groupe. On a vraiment l'impression que les garçons se sont amusés à fait cet album à l'atmosphère globalement très positive malgré son titre catastrophiste, entre synthés un peu kitsch et mélodies entêtantes.

Décidément, j'aime beaucoup ces concerts à emporter de La Blogothèque. Ici donc, Phoenix qui, entre autres, chante "Trying to be cool" dans une barque. Comment ne pas les aimer?

Je suis aussi tombée sur un artiste Français un peu à part, qui provient du groupe Frànçois and the Atlas Mountains (les seuls Français signés chez Domino Records, un label que j'aime particulièrement) : Petit Fantôme. Il a laissé à disposition sa mixtape, Stave, gratuite qui permet d'entrer dans son univers planant, un peu mélancolique et singulier.

J'ai assez parlé de La Femme, je crois. Je finis donc ma séquence "France" avec un groupe que personne n'a pu éviter en 2013, qu'on adhère au concept ou qu'on méprise le groupe, il s'agit de Fauve. Personnellement, au début, j'aimais bien Kané quand je l'entendais à la radio le matin, mais j'ai surtout été très touchée par "Blizzard". J'ai acheté leur EP du même nom et je pense que malgré ce qu'en disent certains (la musique est pauvre, les paroles n'ont pas de sens, ce sont des gosses de riche qui pleurent sur leur sort), à mon avis, il faut leur donner du crédit. Ils ont inventé quelque chose en posant ce phrasé parlé et urgent sur des instrumentales précises, et en mélangeant des images et du vocabulaire de la colère quotidienne. Ce n'est pas parce qu'on vient de la classe moyenne sans problèmes majeurs qu'on n'a pas le droit de sentir ce qu'ils expriment, la preuve, ils n'auraient pas autant de succès si ce n'était pas le cas.

Cette chanson me touche encore à chaque fois. La version clip était environ deux fois plus longue, j'ai préféré mettre ici la version studio, libre à vous d'aller voir l'autre. - Le groupe sort un double album en 2014, mais j'ai été déçue par les extraits qu'on en a sortis pour l'instant, un certain ennui…

Réviser les classiques

2013 a aussi été pour moi l'occasion d'enrichir ma culture musicale en écoutant des artistes antérieurs disons aux années 1980, ce qui n'est pas trop mon domaine à l'origine, je dois bien le dire.

J'ai donc fait l'acquisition d'un album de Patti Smith, Horses. J'avoue l'avoir choisi un peu au hasard au milieu de ceux qu'il y avait en stock et selon son prix, et je suis assez contente de moi. Des sonorités punk, grunge, garage, un peu parfois comme si j'entendais la mère spirituelle (ou vocale) d'Alison Mosshart (chanteuse de The Kills, The Dead Weather, et de certaines autres collaborations) que j'aime tant.

Plus de 30 ans après la sortie du disque, Patti Smith en live pour en chanter un morceau.

Vu l'ampleur de l'oeuvre de Johnny Cash, pour lui, j'ai choisi un best-of bien étoffé pour me faire une idée de son travail. Je connais depuis longtemps quelques unes de ses chansons comme "I walk the line" ou son duo avec June Carter "It ain't me babe" et ça me semblait important de connaitre un peu celui qui a influencé autant d'artistes, même encore les plus jeunes d'aujourd'hui (à commencer par Jake Bugg) en termes de blues, de country et de folk. Avec sa voix grave et son air nonchalant qu'on imagine rien qu'en l'écoutant, il mérite définitivement qu'on lui accorde un peu de notre temps/

Cette chanson est surréaliste, mais cette chanson est exceptionnelle.

Autre influence majeure pour tant de groupes du XXe siècle que j'écoute à longueur de journée, The Velvet Undergroud. Si vous ne connaissez pas le groupe, vous connaissez certainement le nom de son chanteur Lou Reed, et encore plus certainement la pochette de l'album Velvet Underground & Nico réalisée par Andy Warhol. Il y a une raison si on parle tellement de cet album, je le trouve vraiment très bon. Une succession de chansons qui jouent parfois sur l'efficacité immédiate, parfois sur des montées en puissance qui n'en finissent pas, parfois sur la douceur ; on vous met en confiance pour ensuite vous mettre en tension, avec des guitares saturées ou étouffées. Et quand je l'ai écouté, je me suis dit que cet album était le grand-père dans l'arbre généalogique de The Kills.

Et pour finir, mieux vaut tard que jamais, en 2013, j'ai commencé à écouter les Beatles. Je ne sais plus trop comment, si c'est juste à force de fréquenter des gens qui écoutent ce groupe toute la journée, ou si c'est en tombant sur une chanson qui m'a en fait plu. Car pendant bien longtemps j'ai simplement trouvé ce groupe, sans refuser de l'écouter de temps en temps, et j'avoue ici mon sacrilège, un peu ennuyeux sur les bords. C'est dit, passons maintenant à ma révélation de l'année, derrière les dehors pop des chansons les plus connues, le groupe est évidemment plus intéressant que ça ; il y a bien une raison pour qu'ils soient devenus ce qu'ils sont devenus. Pour l'instant je suis plutôt tendance "early years", peut-être que le reste de la discographie viendra à moi plus tard.

Voilà donc le bilan bien achevé de ce qui a fait mon année musicale. N'hésitez pas à partager la musique que vous avez aimée en 2013 dans les commentaires!

Ce fut une année assez riche pour moi au niveau des découvertes, des albums, mais aussi des concerts, car c'était la première fois que j'en faisais autant en si peu de temps!

Maintenant, j'espère que les choses vont continuer comme ça et j'attends le meilleur de 2014.

Publié dans Musique, Best of the year