16 articles avec best of the year

Best of 2020 (et quelques bonus)

Publié le par Eva Pigeon

Et à nouveau, on y est. Bonne année, et comme d'habitude me voilà partie dans une rétrospective de la musique que j'ai écoutée en 2020.

Best of 2020 (et quelques bonus)

Comme l'an dernier, l'article est accompagné d'une playlist avec mes morceaux préférés des albums mentionnés. Elle est sur Spotify mais Soundiiz est là pour la transférer où vous voulez.
Bonne lecture et bonne écoute !

Mon top albums 2020

Ou du moins, une tentative. Disons que le top 3 est fixé et que l'ordre des autres catégories est plutôt hésitant.

Top 3 personnel

#1 FONTAINES D.C. - A Hero's Death

J'avais adoré Dogrel en 2019, j'ai encore plus aimé A Hero's Death en 2020. FONTAINES D.C. sont revenus cette été avec un deuxième album qui, sans perdre l'urgence brute qui avait séduit sur Dogrel, propose aussi de la brutalité dans sa sincérité. Si "A Hero's Death" laissait entendre que le groupe ne lâcherait pas l'urgence qu'on leur connait, "I Don't Belong", deuxième single qui ouvre l'album, a ensuite laissé deviner cette tonalité plus mélancolique qui le traverse. La gravité de "Love is the Main Thing" prend des accents psyché que l'on retrouve dans "A Lucid Dream", et on découvre ainsi de nouvelles facettes du groupe. On tombe sur la parenthèse sobre et poignante qu'est "Oh Such a Spring" au milieu de l'album, et en conclusion, "Sunny" et "No" laissent parfaitement résonner la force émouvante de ce qui a donc été mon album préféré de 2020.
Morceaux préférés : Love Is The Main Thing; Oh Such A Spring; A Hero's Death; Sunny

#2 Declan McKenna - Zeros

Cas fort similaire ici. J'avais beaucoup aimé What Do You Think About The Car? en 2017, et j'ai probablement encore plus aimé Zeros en 2020. Ce qui faisait la force du premier album de Declan, ce sens de la mélodie accrocheuse teintée de mélancolie sur une narration éloquente, se mélange ici à des influences plus variées qui rendent Zeros particulièrement intéressant et qui m'ont fait l'apprécier de plus en plus d'écoute en écoute. "The Key To Life On Earth" était un parfait premier single au refrain-hymne mais "Be An Astronaut", un titre flamboyant aux vibes forcément Bowie, est réellement représentatif de l'album. La présence du piano était inhabituelle, la mélodie moins évidente, mais c'est en fait mon titre préféré. On alterne, on entend des étrangetés dans l'introduction de "Rapture" ou le refrain de "Beautiful Faces", on a envie de crier chanter les refrains de "Daniel, You're Still A Child" ou "Sagittarius A*" lors d'un concert où chacune et chacun aura consciencieusement orné le visage de son prochain avec des paillettes. J'ai vraiment hâte.
Morceaux préférés : Be An Astronaut; The Key To Life On Earth; Rapture

#3 The Strokes - The New Abnormal

Croyaient-ils aussi bien dire lorsqu'ils ont nommé leur album de retour en 2020 ? Tout le monde a déjà fait cette remarque, je recommence donc le paragraphe.

Les Strokes sont revenus en 2020 avec un album qui était tout ce que je pouvais avoir envie d'entendre dans un album de retour des Strokes. J'ai toujours aimé le groupe même si j'avais presque fait l'impasse sur Angles en 2011 et que je n'ai pas vraiment écouté Comedown Machine en boucle en 2013. Mais quand "The Adults Are Talking" fait l'ouverture, avec son riff introductif qui rappelle plutôt les débuts du groupe, et dont la boucle du refrain ne semble pas vouloir cesser de tourner, on comprend qu'on y est. Les guitares résonnent et se répondent, elles font aussi souvent office de choristes. La mélancolie dans la voix de Julian Casablancas nous happe aussi sur "Selfless" et nous rattrappe avec le dramatique "At The Door", où elle est assortie de synthés. "Bad Habits" était pour moi un étrange choix de single, oubliable, mais l'album se termine avec "Ode To The Mets" qui a fini titre le plus écouté de l'année sur Spotify. Je crois que j'ai déjà expliqué pourquoi.
Morceaux préférés : The Adults Are Talking; Selfless; Ode To The Mets

 

Très recommandés également

Mes autres albums préférés de 2020, même s'ils ne sont pas sur le podium, clairement recommandés.

Faux Real - Faux Real (EP)

Un duo fraternel affublé de costumes à franges ou de lunettes de soleil à la mode de je ne sais Caen quand (arrêtez-moi), découvert au printemps dernier. Cinq titres seulement mais une parfaite alternance entre titres funky-dansants-grandiloquants aux transitions inattendues et titres plus mélancoliques aux clips DIY bizarres. Guitares, synthés et têtes dodelinantes sont de mise et ce sont 17 minutes bien vite passées.
Morceaux préférés : Kindred Spirit; Boss Sweet

Nicolas Jaar - Cenizas

Cenizas a accompagné quelques sessions de dessin nocturnes lors du confinement de mars dernier. S'il est peut-être un peu long, il suffit de se laisser porter par son atmosphère envoûtante. Les voix d'outre-espace de "Vanish" plantent un décor clair-obscur, étrange et flottant, qui s'étend des échos inquiétants de "Cenizas" à la cadence entêtante de "Mud". On passe comme d'une pièce à une autre, on explore les recoins où résonne l'intrguant "Sunder" pour aboutir au sous-sol où l'on traverse les deux parties de "Hello, Chain". La visite dure presque une heure et on cligne un peu des yeux en regagnant l'extérieur.
Morceaux préférés : Cenizas; Mud; Sunder; Hello, Chain

The Avalanches - We Will Always Love You

J'avais bien aimé la pochette et le nom du groupe me disait quelque chose : ce sont les raisons principales qui m'ont conduite à écouter We Will Always Love You. Riche idée que de plonger dans cette combinaison de titres chamarrés de styles, de samples et de feats. On flirte parfois avec l'un peu kitsch ou le trop pop, mais sans vraiment basculer. Les choeurs au timbre enfantin accompagnent Blood Orange en vol plané sur "We Will Always Love You", et partent plutôt en fusée sur "Wherever You Go" pour danser avec Jamie XX. J'ai écouté en boucle le groovy et aérien "The Divine Chord", sur lequel je n'aurais pas forcément reconnu MGMT et Johnny Marr, et "Take Care in Your Dreaming" ou "Running Red Lights" apportent de bonnes vibes plus franchement hip hop/RnB. Là aussi le voyage est long, plus d'une heure ; c'est foisonnant mais ça fonctionne très bien.
Morceaux préférés : The Divine Chord; Wherever You Go; Take Care In Your Dreaming; Gold Sky

AnnenMayKantereit - 12

J'ai découvert AnnenMayKantereit en 2019 et j'étais ravie de les voir proposer un nouvel album au sortir du confinement. On sent que c'est dans ce contexte que 12 a été écrit, il retranscrit cette atmosphère suspendue, les échos des pensées solitaires, la mélancolie latente du monde que l'on ne vit plus et les quelques accès de folie joyeuse. La notion du temps le traverse de "Intro" à "Outro" et Henning chuchote dès les premières minutes que rien ne sera plus comme avant. Le constat déjà nostalgique du présent ("Gegenwart") est suivi par les réflexions sur le futur ("Zukunft"), où se surperposent piano, beat hip hop et guitares qui s'estompent progressivement. Mais le passé reste l'obsession, des paroles de "Zukunft" au groovy "Spätsommerregen", qui commence par la description d'un quotidien confiné mais s'envole vite vers des souvenirs. "Ganz Egal" sonne comme un interlude optimiste et mélodique joué assis sur le tapis du salon, à laquelle répondent "Das Gefühl"et "Die Letzte Balade" où le chant se fait plus parlé, sur un piano simple, pour les inquiétudes de tout ce qui est à venir.
Morceaux préférés : Zukunft; Spätsommerregen; Die letzte Ballade

SCORS - Punting (EP)

Declan McKenna partage souvent ce qu'il écoute dans sa story Instagram et souvent, je mets les titres dans ma playlist "À écouter". C'est comme ça que je suis tombée sur Punting, le premier EP de SCORS. Le ton nonchalemment mélancolique est posé sur des guitares aux vibes plutôt groovy et volontairement vintage, qui ont tendance à s'emballer sur la fin des morceaux.
Morceaux préférés : E The Real You; You and I Get Along

Fiona Apple - Fetch The Boldcutters

On a tellement parlé de Fetch the Boldcutters à sa sortie que j'ai forcément voulu l'écouter sans avoir jamais entendu autre chose de Fiona Apple. Je n'ai en général pas spécialement envie d'y revenir mais à chaque fois que je réécoute les titres que j'ai préférés, ils me ramènent à cette atmoshère très particulière et me rappellent tout l'intérêt que j'y avais trouvé. L'album est plutôt frontal dans le chant, dans les instrumentations très claires, et une ambiance très personnelle, tant par ce qu'il raconte que parce qu'on y entend les traces d'un enregistrement DIY. Un style difficile à définir mais poignant sur des titres comme "Newspaper" ou "Heavy Balloons", où se déchaine une tension puissante à travers la voix comme les percussions déterminées. Difficile à définir, mais je dirais que c'est album qui fait du bien parce que Fiona Apple a exprimé ce qu'elle avait à exprimer.
Morceaux préférés : Newspaper; Heavy Balloon; Cosmonauts; Drumset

Nicolas Jaar - Telas

Un album dans l'année ne suffisait pas, donc Nicolas Jaar a aussi sorti Telas quelques mois après Cenizas. Sur quatre titres d'environ un quart d'heure chacun, il explore comme souvent des éléments sonores avec lesquels il compose des paysages étranges de bruits, d'objets, de bugs sonores, de cordes pincées et d'instruments non identifiés, parfois apaisants, parfois un peu angoissants, parfois plutôt enjoués, généralement intrigants.
Morceaux préférés : Telencima

King Gizzard & The Lizard Wizard - K.G.

Comme à leur habitude, King Gizzard ont sorti cet album d'un chapeau en revenant cette fois au microtonal, qui traversait jusqu'à son titre Flying Microtonal Banana, mon album préféré du groupe jusqu'ici. Et comme tous les albums du groupe, je trouve que c'est surtout un album qui s'écoute comme un grand tout. Les chansons se répondent dans leurs riffs et leurs thèmes, les tempos s'accélèrent dans des pics psyché frénétiques et franchement, même si je ne distingue pas très bien les morceaux, c'est toujours aussi agréable.
Morceaux préférés : K.G.L.W.; Ontology; Honey

Encore de bons albums

D'autres albums que j'ai aimés en 2020. Ici un autre sous-titre explicatif indispensable.

Baxter Dury - The Night Chancers

J'aime toujours Baxter Dury, son chant parlé les sourcils froncés et assorti par des choeurs, ces textes mi-figue mi-raisin, ces instrumentations relativement simples mais souvent théâtrales où les cordes viennent se poser sur la guitare minimaliste comme sur "Carla's Got a Boyfriend".
Morceaux préférés : I'm Not Your Dog; Carla's Got a Boyfriend; The Night Chancers

Tom Misch & Yussef Dayes - What Kinda Music

Pas exactement ce que j'ai l'habitude d'écouter mais en 2020 j'ai aussi eu des occasions d'élargir mes horizons musicaux (j'ai même écouté des playlists presque uniquement instrumentales et ft. du jazz, alors vous voyez). Le groove est là, les vagues positives aussi, et on se laisse volontiers porter d'un titre à l'autre, des vapeurs de "Festival" aux guitares changeantes de "Lift Off".
Morceaux préférés : Festival; Tidal Wave; Lift Off

Zed Yun Pavarotti - Beauseigne

Plutôt de ce que j'écoute ponctuellement, Zed Yun Pavarotti a trouvé sa place dans ma playlist "Chanter devant le miroir" (ft. notamment Columbine et Lomepal, même si on y trouve bien sûr un peu de Arctic Monkeys) avec cet album au titre terroir. Sa diction flegmatique reste dans la tête sur les couplets rappés de "Beauseigne" ou le refrain pop de "De Larmes", mais surprend aussi sur le court et inattendu "Interlude".
Morceaux préférés : Beauseigne; De Larmes; Interlude

King Krule - Man Alive!

Le concert de King Krule le 4 mars 2020 est le dernier que j'ai vu, quelques jours après la sortie de son troisième album sous le nom de King Krule. Comme pour The Ooz, c'est un album que je n'ai qu'écouté d'une traite. L'enchaînement des titres prend pour moi comme la forme d'un long récit ininterrompu dont j'ai plus de mal à détacher les chapitres que sur d'autres albums. King Krule construit des atmosphères mal éclairées où il les arpèges de sa guitare et la batterie ralentissent ou accélèrent derrière une voix calme ou urgente.
Morceaux préférés : Cellular; Comet Face; Alone, Omen 3; Theme for the Cross

James Blake - Before (EP)

James Blake a bien occupé ses mois de confinement en 2020 entre ses lives Instagram, ses singles, collaborations et la sortie de deux EPs. Bien qu'il conserve cette ambiance intimiste qui semble ne jamais quitter les morceaux de James Blake, Before correspond à ses facettes plus dance, d'ailleurs bien illustrées par les clips. Peut-être pas sa sortie la plus marquante, mais un bon moment en attendant un album qui irait peut-être dans le sens de "Are You Even Real?" dont je ne me suis toujours pas lassée.
Morceaux préférés : Before

BUMPER - Pop Songs 2020 (EP)

BUMPER est aussi le fruit d'une collaboration confinée, entre Michelle Zauner de Japanese Breakfast et son ami Ryan Galloway, sur un EP qui porte tout simplement bien son nom. On a l'impression qu'ils s'amusent et c'est agréable de dodeliner de la tête sur les solos de synthé et ces instrus bricolées à deux au milieu de la réverb.
Morceaux préférés : Black Light

Parlons-en quand même

J'aime écouter les albums en entier, en tant qu'albums. Parmi ceux que j'ai écoutés en 2020, certains m'ont un peu déçue dans leur ensemble mais j'y ai pourtant trouvé des titres que je réécoute, sans revenir à l'album dans son ensemble.

Muzz - Muzz

Sans avoir entendu parler de la création de Muzz avant de lire une chronique de leur premier album dans un magazine, je l'ai écouté dans un train cet été. Il collait plutôt bien à l'ambiance, une sorte de folk rock plutôt apaisant avec des arrangements agréables et des mélodies mélancoliques, mais peut-être trop linéaire et tranquille. Il m'a semblé que l'intérêt s'estompe au-delà des cinq premiers titres.
Morceaux préférés : Evergreen; Red Western Sky; Everything Like it Used to Be

Glass Animals - Dreamland

Un album agréablement pop, dans le prolongement de How To Be A Human Being qui avait commencé à piocher dans le RnB, mais un peu trop long. J'y ai trouvé quelques quelques titres bien accrocheurs comme Glass Animals savent les faire, notamment le dreamy "Dreamland" et l'amèrement catchy "Heat Waves", mais beaucoup de titres sont aussi passés sans faire de vagues.
Morceaux préférés : Dreamland; Domestic Bliss; Heatwaves

Yellow Days - A Day in a Yellow Beat

J'avais beaucoup aimé le premier EP de Yellow Days, son premier album aussi. J'étais très impatiente d'écouter A Day in a Yellow Beat mais j'ai moins accroché que ce que je pensais. Un album avec plus de cuivres, encore plus de claviers, mais un peu trop long, un peu trop foisonnant selon moi. Je garde tout de même mon ticket décalé à une date inconnue pour le voir en live, ne serait-ce que pour les bonnes vibes dont on aura vraiment trop manqué.
Morceaux préférés : Let You Know; You; The Curse

Tame Impala - The Slow Rush

The Slow Rush a malheureusement été ma principale déception de l'année. "I got my hopes up again", j'avais aimé tous les albums du groupe jusqu'ici, les voir en festival avait été une très bonne manière de terminer ma journée en bonne compagnie, les singles m'avaient beaucoup plu. Mais j'ai eu du mal à entrer vraiment dans un album très long où les chansons se fondent les unes avec les autres dans un son qu'on reconnait, mais en moins bien. Ils reviendront !
Morceaux préférés : One More Year; Borderline; Breathe Deeper

Fleet Foxes - Shore

Je n'avais pas d'attentes aussi grandes pour le nouvel album de Fleet Foxes puisque j'ai globalement découvert le groupe en 2020. Shore a eu droit à une sortie tout ce qu'il y a de plus indie folk, au solstice d'une saison, accompagné d'une vidéo d'images de nature en direct. Ici encore, l'album est sans doute trop long, apaisant mais au détriment d'un peu de plus d'intensité qui lui aurait donné plus de relief.
Morceaux préférés : Can I Believe in You; Featherweight; For a Week or Two; Shore

Agnes Obel - Myopia

Un peu à l'image de Philharmonics pour moi, j'ai apprécié écouter Myopia et me laisser plonger dans une douceur rêveuse et une atmosphère hors du monde, mais il a sonné peut-être un peu monotone à mes oreilles.
Morceaux préférés : Island of Doom; Promise Keeper

IDLES - Ultra Mono

Une autre déception ici après deux premiers albums et un live à We Love Green 2019 que j'avais beaucoup aimés. IDLES sont revenus en 2020 avec un son encore plus brut, mais je n'ai pas accroché autant qu'espéré à ce nouvel album que j'ai trouvé en fait émotionnellement moins fort que ce que je connaissais du groupe jusqu'ici, avec peu de moments qui se détachaient vraiment.
Morceaux préférés : Model Village; A Hymn

Sufjan Stevens - The Ascension

En 1h20, The Ascension montre encore un nouveau style exploré par un artiste bien prolifique. Mais en-dehors de ses singles, notamment l'épique "America" qui se développe en fin d'album, les expérimentations électro ne sont pas ce que je préfère chez Sufjan Stevens, que j'avais trouvé incroyable sur son album folk mélancolique Carrie and Lowell. Après plusieurs écoutes, je trouve surtout The Ascension trop plat, tout comme Aporia, sorti également en 2020 avec son beau-père Lowell Brams.
Morceaux préférés : Video Game; America

Quelques bonus

Pourquoi pas

Bonus 1 : Hors Catégorie - Live & Covers

Parcels - Live Vol. 1

Sur un long, et apparemment premier d'une série, album live, Parcels revisitent leurs titres en les réarrangeant, en les agrémentant, en les rallongeant, en ré-expérimentant depuis un studio berlinois, et ça s'écoute d'une traite avec un grand plaisir.

Arctic Monkeys - Live at the Royal Albert Hall

Un cadeau sorti de nulle part qui m'a fait plaisir pour la fin d'année, ce premier vrai album live des Arctic Monkeys a accompagné une setlist variée et validée L'enchaînement "Do I Wanna Know" - "Why'd You Only Call Me When You're High" - "505" m'a rendue vraiment très très contente.

James Blake - Covers

Sa reprise de Billie Eilish lors d'un live Instagram au début du (premier) confinement m'avait interpellée et il a cédé aux réclamations en l'intégrant à un EP avec cinq autres reprises très délicates.

Bonus 2 : Session de rattrapage 2019

J'ai profité de 2020 pour découvrir quelques albums sortis l'année précédente.

Benny Sings - City Pop

Partagé et conseillé par deux personnes différentes dont je fais cas des partages et des conseils. Pas convaincue par l'ensemble de l'album à la première écoute, City Pop "grew on me", comme on dit quand on ne trouve pas de traduction exacte de l'expression. Les guitares et les mélodies décontractées, souvent teintées de mélancolie, où s'intercalent de petites fantaisies sonores donnent envie de revenir et redécouvrir les 11 titres de l'album.
Morceaux préférés : Everything I Know; Familiar; So Far So Good; Softly (Tokyo)

The Mattson 2 - Paradise

On m'a proposé au printemps dernier une mini playlist contenant "Shell Beach" que j'ai trouvé vraiment belle, j'ai donc écouté le reste de l'album Paradise où j'ai retrouvé ces sonorités pop tranquilles aux touches psyché, dont on remarque les détails au fur et à mesure des écoutes.
Morceaux préférés : Wavelength; Shell Beach; Paradise

Pomme - Les Failles

Je crois que j'avais écouté quelques titres de Pomme tout début 2020 et je ne sais plus trop pourquoi j'ai finalement décidé de découvrir Les Failles en entier, mais je n'essaierai pas de cacher que cet album était un #mood du mois de mars 2020. Des compositions et une voix mélancoliques qui hantent facilement un coin de la tête.
Morceaux préférés : anxiété; grandiose; soleil, soleil

Bonus 3 : Quelques inspirations

Je n'écoute évidemment pas que des sorties de moins d'un an, et 2020 m'a particulièrement laisse l'occasion et le temps de découvrir des artistes que je suis très contente d'avoir ajoutés à mes références personnelles, notamment quelques un.e.s

Louis Cole

Il y avait aussi "Below the Valleys" dans la playlist de "Shell Beach" ; je l'ai trouvée incroyable dès la première écoute et je me suis de ce pas lancée dans l'ensemble de la discographie solo de Louis Cole, sans regrets ni déception. Les compositions sont subtiles et surprenantes sans que la cohérence des albums ne se défasse, batterie précise, nappes sonores mélancoliques, envolées vocales et excentricités instrumentales. Time, sorti en 2018, a pris une allure électro funk (?) très marquée sans se défaire de quelques titres dans les vibes moins énervées de Louis Cole et Album 2, mais dans l'ensemble je conseille de prendre le tout, en passant par quelques sessions live.
Quelques morceaux : What Will It Be?; Window Shop; Below The Valleys; Your Moon; Weird Part of the Night; Things

Billie Eilish

Photo : Kenneth Cappello

J'étais tombée sur une version acoustique de "Copycat" au fil de l'algorithme YouTube et je m'étais dit qu'elle était vraiment une interprète intéressante. En 2020, j'ai écouté globalement l'ensemble de la musique qu'elle avait pu sortir, notamment certains titres de son album qui sont longtemps restés dans ma tête. De fil en aiguille, j'ai aussi regardé de nombreuses interviews, que je trouve fascinantes, où elle explique notamment ses processus de création avec son frère. Elle est vraiment une artiste complète et perfectionniste qui envisage chaque morceau avec précision, de l'idée initiale à la réalisation du clip, avec une personnalité et une voix qui ne cessent de s'affirmer. J'ai vraiment hâte d'entendre la suite.
Quelques morceaux : when the party's over; bury a friend; ilomilo; everything i wanted; Therefore I Am

The Voidz

Photo : Eric Ogden

Je ne connaissais que "Human Sadness" que j'aime beaucoup pour sa mélancolie bizarre et ses expérimentations sonores brouillées, et j'ai fini par me lancer dans l'écoute des deux albums du groupe. L'écoute des titres de The Voidz crée presque systématiquement une interrogation couplée à l'envie de réécouter parce que c'était quand même vraiment pas mal. Je ne vais même pas essayer de nommer un genre musical ici, on a des guitares, des synthés de tous types, un chant pas spécialement intelligible, un univers vidéoludique, le tout plus ou moins saturé selon l'envie, et généralement assez fascinant.
Quelques morceaux : Human Sadness; Leave It In My Dreams; ALieNNatioN; Pink Ocean; Pointlessness; Did My Best

Boards of Canada

Le premier titre du groupe que j'ai écouté, le glorieux "Farewell Fire", a bien vite trouvé sa place dans ma playlist "Nocturne", rejoint par d'autres titres du groupe au fil de ma découverte. On m'a dans la foulée parlé du terme hauntology, parfois associé au groupe et que j'ai trouvé intéressant et assez parlant malgré sa définition assez floue. Les ambiances instrumentales créées par Boards of Canada sont traversées par un sentiment diffus de nostalgie, et forment des scènes et paysages cinématographiques nébuleux. En voilà une description peu précise mais pourtant pertinente.
Quelques morceaux : Chromakey Dreamcoat; Hey Saturday Sun; Farewell Fire; Gyroscope; 1969

Publié dans Best of the year, Musique

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