Rock en Seine 2015, jour 3 : dimanche 30 août

Publié le par Eva Pigeon

Mieux vaut tard que jamais, moto de ce blog dès qu'il s'agit d'écrire un article un peu dans une actualité... Pourtant, ce dernier jour du festival a été absolument génial. Je vous raconte, là, j'ai le temps.

Rock en Seine 2015, jour 3 : dimanche 30 août
We Are Match

Premier concert de la journée, We Are Match, groupe français conseillé par François Missionier, directeur musical de France Inter, sur la page Facebook de Rock en Seine. J'avais écouté leur single "Violet" et, fan immédiate, j'ai booké le groupe sur mon programme de la journée. Une excellente idée car, au deuxième rang et sous le soleil, j'ai mieux découvert un groupe que je vais définitivement suivre. J'étais un peu sceptique face à la mention des influences Alt-J dans le livret de la programmation, mais j'ai en fait vu de quoi parlait le rédacteur de cette description. We Are Match reste néanmoins un groupe beaucoup plus rock qu'Alt-J, et très convaincant sur scène. Malgré une coupure de courant inopinée alors que le public avait fini par devenir très chaud, les garçons étaient débordants d'enthousiasme et enchaînaient des titres qui m'ont encore plus donné envie d'aller écouter leur album, qui a depuis juste eu le temps de sortir. La conclusion du concert par "Violet", toujours aussi bon, suivie par un dernier morceau dont je ne me souviens plus du nom, m'a mise au taquet pour le reste de la journée.

La seule chanson du groupe que je connaissais vraiment en arrivant donc. J'adore.

Pond

Il était temps d'aller voir Pond, dont le concert avait déjà commencé sur la scène Pression Live. Depuis le côté de la foule donc, j'ai assisté d'un peu loin à l'explosion psyché des Australiens fortement apparentés à Tame Impala. Le fait de ne pas du tout connaitre les titres d'un groupe fait souvent qu'on apprécie moins un concert que ceux qui les connaissent par coeur, mais quand le groupe est bon, il donne envie de remédier à ce problème. En tout cas, ils m'ont donné envie de retourner les écouter en version studio.

Last Train

Retour à la Scène de l'Industrie, la case départ de ma journée. Last Train est un groupe de garçons de Mulhouse, habillés en noir, le son est garage, la voix est éraillée et le résultat rend vraiment très bien. Si le groupe occupe parfois la scène d'une façon presque un peu cliché (jeter du pied de micro, ce genre de choses), leur son correspond très bien à ce que j'aime chez des groupes comme Drenge. Ça fait plaisir de voir un groupe français du même âge jouer ce genre de rock saturé.

Fuzz

J'ai quitté Last Train à la fin du set pour aller assister de loin à celui du groupe de Ty Segall, dont le nom reflète assez bien l'usage effréné de la pédale d'effets. Les looks improbables des membres du groupe, robe hippie, cheveux et barbes, maquillage blanc sur le visage ont attiré ma sympathie mais Fuzz n'a pas réussi à capter vraiment mon attention ; j'ai trouvé les morceaux répétitifs et je suis partie vers d'autres horizons.

Hot Chip

L'autre horizon, c'était Hot Chip. Profitant de mon arrivée à l'avance, j'ai pu aller "m'installer" (comprendre "rester debout") à l'avant du public et être ainsi parfaitement placée pour profiter du concert des cinq Anglais. Leur pop rythmée teintée d'électro a tenu le public sous leur coupe, provoquant un mouvement collectif calé sur les percussions incessantes, et l'air cool du groupe comme le look de leur chanteur ont provoqué chez moi un grand élan de sympathie pour eux. Un bon moment. Mais pas autant que le concert suivant.

Tame Impala

Et on y arrive. L'apothéose de la dernière journée de mon dernier week-end de l'été, le concert qui a couronné mon enthousiasme de m'être rendue à Rock en Seine 2015 : celui de Tame Impala. Déjà fan de Lonerism et ayant écouté pas mal de chansons de leurs albums précédents, j'avais attendu avec impatience la sortie de Currents cette année et je n'avais pas été déçue. C'était donc avec tout autant d'impatience (et accompagnée de quelques grandes amatrices) que je m'étais préparée à aller voir sur scène le groupe des Australiens. Eh bien, si vous avez l'occasion de les voir aussi, allez-y. Tame Impala n'a pas été le genre de groupe qui met le feu au public en lui demandant de hurler des choses, en le faisant danser ou en faisant du crowdsurfing, non. Mais leur rock psyché a pris en live une dimension à laquelle je ne m'attendais pas : si l'on apprécie déjà les morceaux, d'Elephant à Let It Happen ou Feels Like We Only Go Backwards, dans notre salon, la résonance des guitares en live en décuple les effets, et on est envahi par les vagues multicolores que j'ai toujours associées au groupe. On ajoute à cela a mignonitude de Kevin Parker et de ses acolytes qui savent apprécier les jeux des mots des pancartes des fans, et on conclu par ledit jeu de mots : Perthect.

Tame Impala fut en fait le dernier groupe que j'ai réellement vu, puisque je me suis ensuite simplement baladée d'une scène à l'autre, en écoutant plutôt de loin Parquets Courts et The Chemical Brothers.

Cette journée du dimanche a été de loin la meilleure des deux pour moi, et peut-être aussi la meilleurs façon pour moi de conclure mon été avant de reprendre les cours. En espérant pouvoir réitérer une expérience similaire l'année prochaine !

Publié dans Musique, Concerts