Sherlock

Publié le par Eva Pigeon

Je regarde pas mal de séries, mais c'est le premier article que j'écris sur l'une d'elles. Pour ce qui est des séries comiques par exemple, je ne suis pas sûre de pouvoir vraiment écrire quelque chose d'intéressant ("J'aime le playbook de Barney et les répliques du Docteur Cox!"). Quoi que… Peu importe, aujourd'hui, j'écris un article sur une série anglaise produite par la BBC : Sherlock. Ou une transposition dans le Londres actuel des aventures de Holmes et Watson par Sir Arthur Conan Doyle. J'avoue ne pas très bien les connaître, je n'en ai lu quelques unes, et pas forcément parmi les plus connues, et je ne pourrai donc - malheureusement - pas faire de parallèle entre les enquêtes menées dans la série et leurs originales. En revanche, je compte bien parler du reste!

Sherlock

Je sais qu'Arte a diffusé les deux saisons de la série il y a quelques temps, mais je ne les avais pas regardées à ce moment-là ; finalement pour en avoir entendu tant de bien autour de moi, j'ai fini par regarder le premier épisode un soir où une envie de nouveauté se faisait sentir. Cela ne m'était jamais arrivé jusqu'ici pour aucune série - et pourtant, ce n'est pas le nombre qui a manqué : j'ai littéralement accroché dès les dix premières minutes, à partir desquelles je n'ai pas arrêté de me répéter jusqu'au générique "Cette série est trop bien, cette série est trop bien, cette série est trop bien." Est-il utile de préciser que cela a été la même chose pour les cinq autres épisodes que j'ai regardés ensuite. Car oui, il n'y a que deux saisons de trois épisodes chacune, mais ceux-ci durent 1h30 au cours de laquelle on ne s'ennuie pas une seconde, et reprennent des éléments des enquêtes de Conan Doyle.

Maintenant, quelques détails plus intéressants sur ce qu'est Sherlock.

Le premier épisode débute peu après le retour d'Afghanistan du Docteur John Watson, blessé, seul et sans beaucoup de moyens. Après avoir rencontré Sherlock Holmes, "consulting detective", il emménage avec lui au 221b Baker Street. À partir de là, le début d'une relation unique et une série d'enquêtes que John raconte sur un blog sur les conseils de son thérapiste.

Sherlock

J'en arrive à ce qui fait la qualité de la série. Pour rester objective et ne pas dire que l'accent anglais de Benedict Cumberbatch (au hasard) suffit à lui seul, je préfère assurer que le casting est choisi à la perfection, de Lestrade à Moriarty, de Watson (Martin Freeman) ou Irene Adler à Mrs Hudson. J'ai bien aimé les films de Guy Ritchie et je suis assez fan de Robert Downey Jr, mais je dois avouer que je préfère ces interprétations! En plus des acteurs dont le jeu est toujours très fin, on accroche pour plein d'autres raisons. Les enquêtes, puisqu'elles sont au centre de chaque épisode, sont assez bien menées pour que la tension arrive à monter parfois très haut (The Great Game ou The hounds of Baskerville, notamment. Je ne parlerai pas de The Reichenbach Fall.) avant que Sherlock n'arrive enfin à en démêler les noeuds. En parallèle, les relations entre les personnages sont toujours dignes d'intérêt, que ce soit celle qui s'instaure entre John et Sherlock, ou entre Sherlock et Mrs Hudson ou ses ennemis ; je n'oublie pas non plus la place des personnages de Mycroft ou de Molly. Il faut aussi dire que les épisodes sont entrecoupés de moments souvent assez drôles (je ne citerai que A scandal in Belgravia et le drap de Sherlock…) Pour finir, je parlerai de la musique et du travail des images par les équipes de la BBC, des plans bien choisis, des jeux de couleurs, et aussi des effets spéciaux utilisés d'une manière vraiment propre à la série et qui la rendent unique.

Sincèrement, tous les épisodes valent d'être vus, ils sont tous dignes d'intérêt. L'intérêt du pilote serait peut-être son efficacité, et les premières apparitions des personnages principaux. The great game pour l'apparition de Moriarty, génial et proprement effrayant ; puis la mise en lumière de ce que John et Sherlock peuvent être l'un pour l'autre. J'ai adoré A scandal in Belgravia - un mélange concentré de questionnements, de tension entre Sherlock et "The Woman", d'humour et de suspense assez unique. The Hounds of Baskerville est le plus effrayant, mais il est aussi intéressant du point de vue la relation John/Sherlock et surtout parce qu'on y voit un visage de Sherlock dont on n'aurait pas soupçonné l'existence. En parlant du visage caché de Sherlock le "not-a-sociopath-a-highly-fuctionning-sociopath-do-your-research", dans le dernier épisode, qui remet Moriarty au premier plan…mais non, je m'arrête là. Je ne dirai que ceci, pour utiliser une expression tirée d'une série…hors contexte : "brace yourselves".

Sherlock

C'était donc ma petite chronique sur Sherlock (Sérieusement, le monde entier devrait regarder Sherlock.), au moment où le tournage de la saison 3, annoncée pour novembre ou décembre 2013, je crois, a commencé. Oui, c'est très long, surtout que la série est en pause depuis le 15 janvier 2012 en Angleterre. Être un Sherlockian est éprouvant, et si vous voulez voir ça par vous-mêmes, il y a deux solutions : regarder la série (OUI !), ou faire un tour sur les tumblr des fans. On ne se doute pas de tout ce que 9 petites heures peuvent susciter comme analyses, commentaires, théories, gifs et internements en hôpital psychiatrique.

Je finis avec un petit trailer de l'épisode 1 pour vous donner envie, si je n'y ai pas encore réussi ( (Même si je trouve qu'il ne reflète pas spécialement l'ambiance générale de la série.) Mieux vaut trop que pas assez.

Attention, pour ceux qui en sont là, le teaser de la saison 3!

Publié dans Séries, Littérature