Rock en Seine, 15ème édition : Jour 1 (25 août 2017)

Publié le par Eva Pigeon

Rock en Seine, 15ème édition : Jour 1 (25 août 2017)

Quinzième édition du festival cette année et encore une fois, j'étais présente à Saint-Cloud pour cet anniversaire à la programmation ma foi très attirante. Récit de la première journée de Rock en Seine 2017, entre la pop de Barbagallo et le rock enflammé de Franz Ferdinand !

Julien Barbagallo
Crédit photo : Marion Joly

Cette première journée trouve une parfaite façon de débuter en la personne de Julien Barbagallo. Après un deuxième album solo sorti en octobre dernier, le batteur de Tame Impala terminait vendredi sa tournée française avec un concert des plus agréables Scène de l’Industrie. Alors que je n’avais pas été spécialement emballée par les quelques singles que j’avais écoutés sur YouTube il y a quelques mois, j’ai découvert d’une autre manière sa pop rêveuse, poétique et positive. Le capital sympathie dégagé par l’ensemble du groupe sur scène et les bulles soufflées par quelqu’un dans le public n’ont évidemment rien gâché.

Beach Fossils
Crédit photo : Kohei Kawashima

Direction ensuite la Scène du Bosquet pour voir les New Yorkais Beach Fossils, pleins d’enthousiasme. Du rock sympathique, bien qu’il m’ait moins marquée que le dernier conseil avisé (se tartiner le visage de beurre de cacahuète avant d’aller dormir afin de favoriser l’acné) donné par leur chanteur avant de quitter la scène. Court détour par la Scène de la Cascade où jouaient  The Jesus and Mary Chain. Je ne connaissais que le groupe de nom, plutôt en bien, mais leur manque d’énergie et d’enthousiasme ne m’ont pas gardée bien longtemps - presque heureusement, puisque j’avais l’intention d’aller me placer dans les premiers rangs devant la Grande Scène pour revoir Franz Ferdinand.

Franz Ferdinand
Crédit photo : Franz Ferdinand

Incontestablement le meilleur moment de cette première journée, leur set fut exactement comme on aurait pu le souhaiter. Complètement remontés, les Écossais avaient l’air ravis d’être là et ont déchaîné le public grâce à une setlist qui aurait eu du mal à être plus efficace. Entre leurs plus gros tubes (“Ulysses”, “Do You Want To”…) et de nombreux morceaux de leur premier album (“Jacqueline”, “Take Me Out”, “Michael”), ils ont également testé quelques extraits de leur futur cinquième album. Avec un charisme toujours au top malgré une contestable nouvelle couleur de cheveux, Alex Kapranos a mené la danse face à une foule qui scandait à la fois les paroles et les riffs de guitare, jusqu’à l’apogée finale de “This Fire”, complètement out of control en effet. Le concert en entier est disponible sur YouTube, même si je trouve que la vidéo retransmet une ambiance plus plate que celle qu'il y avait vraiment sur scène et dans le public.

Après cet intense effort physique et vocal, The Shins ont très bien contribué à accompagner la redescende vers la fin de la soirée. Entourés de fleurs en tissus du plus bel effet kitsch et animés d’un enthousiasme communicatif, ils ont confirmé que c’était un groupe auquel j’avais envie de m’intéresser de plus près. Au milieu de cette pop folk festive, mention spéciale à leur claviériste sautillante Patti King, que le sourire n’a pas quitté une seconde pendant le concert. Un bien joli finish !

Publié dans Musique, Concerts