Rock en Seine 2016 : Flashback jour 2 (Dimanche 28 août)

Publié le par Eva Pigeon

Après un report du samedi 27, je finis le récit de mon Rock en Seine 2016 avec une dernière journée, et en particulier une dernière soirée, particulièrement agréable.

Bonne lecture !

Rock en Seine 2016 : Flashback jour 2 (Dimanche 28 août)

Gregory Porter

C'est avec un artiste que je ne connais pas que je commence cette dernière journée du festival. Entraînée par mon acolyte du jour, je retourne une fois de plus à la Scène de la Cascade, cette fois pour assister à un concert de jazz qui impose le respect et met tout le monde in a good mood. Bien que j'aie toujours un peu de mal à pleinement apprécier le jazz - du moins, ce n'est pas un style qui me fait ressentir autant d'émotions que, d'une manière générale, le rock par exemple, la performance des musiciens est top quality, et cela fait vraiment plaisir de sentir que Gregory Porter et son gang sont tout aussi contents d'être là que nous !

Après cette entrée en matière jazzy, j'attends désormais Iggy Pop, mais il n'entrera sur scène qu'à 19h50 d'après le programme, et c'est lors d'une pause en prévision d'une soirée debout que j'entends de loin jouer Sum 41. J'avais déjà parlé des Offspring l'année dernière ; chez Sum 41, les membres du groupe ont l'air un peu moins ringards, mais restent des presque quadras habillés comme des ados pop-punk du début des années 2000... Quelques chansons de l'album Chuck, que j'écoutais au collège, déclenchent le fameux revival pré-ado, mais s'ensuit une reprise dans ce même style d'une chanson de Queen et... C'est non.

Iggy Pop

Une fois le public de Sum 41 éparpillé, direction la Grande Scène où l'artiste le plus improbable de cette édition va bientôt les remplacer : Iggy Pop. Il n'est pas là pour faire de la figuration, et à l'issue du concert, je me demande si, compte tenu de tout ce qu'il a déjà pu faire et de son énergie qui semble inépuisable à presque 70 ans, il ne serait pas en fait immortel. Je pense que si. Pourquoi ménager le public quand on peut commencer par "I Wanna Be Your Dog", puis "The Passenger", qui fait déjà sauter et danser tout le public. Cette ouverture n'est que le début d'un live qui durera plus d'une heure pour offrir l'un des meilleurs moments du festival. Iggy, inépuisable, danse, se tortille et déclare sa flamme à son public. Au cas où on n'aurait pas compris qu'il aime être sur scène.

Cassius

L'énergie communiquée par Iggy Pop nous fait repartir d'un très bon pied pour l'enchaînement avec Cassius à la Cascade. Il fait déjà nuit et avant que le duo n'apparaisse, leur décor scénique nous est dévoilé : dans l'esprit de la pochette de leur nouvel album, un volcan le long duquel coule une lave de pixels colorés se dresse entre des arbres exotiques. C'est au sommet de ce volcan, au milieu de cette jungle, que Cassius commence son set. Les morceaux et les mix ont été choisis selon un unique critère : l'énergie. Les basses et les mélodies électroniques s'enchaînent alors que personne, aux premiers rangs du moins, ne peut s'empêcher de danser. "Toop Toop" est toujours aussi bon et "I Love You So", le passage obligé sur lequel tout le monde chante avec un immense sourire. On n'est pas descendues d'un seul cran et c'est en sautillant à moitié qu'on accourt à nouveau vers la Grande Scène pour assister au dernier concert du week-end.

Foals

J'ai tellement entendu parler des lives mémorables de Foals que je ne pouvais pas manquer celui-ci. Je n'étais pas là lorsqu'ils étaient venus à Rock en Seine en 2014, et même si je n'ai pas vraiment pris le temps d'écouter le nouveau What Went Down, car j'avais trouvé les singles peu novateurs par-rapport à Holy Fire, je suis impatiente de les voir enfin. Et dès le début, pas vraiment de doute possible : Foals va enflammer une dernière fois la Grande Scène. "Snake Oil" ouvre une série de morceaux joués à fond, des singles indispensables au live comme "Cassius" ou "Inhaler" aux moments d'accalmie comme "Late Night", où les jeux de lumière vifs sont remplacés par des rais d'un blanc bleuté sur lesquels sont projetés des nuages... Je ne suis malheureusement pas très près de la scène cette fois-ci, mais Yannis Philippakis, charismatique, gratifie le public d'un classique petit bain de foule avant de remonter sur scène pour finir cette session survoltée. Les dernières notes entendues et vécues cette nuit auront vraiment été plaisantes.

Une fois de plus, Rock en Seine est décidément une belle façon de terminer l'été, et ces trois derniers concerts ne peuvent que renforcer cette conviction ! Peut-être à l'année prochaine alors, à moins que je ne décide finalement de changer un peu de routine.

Publié dans Musique, Concerts